Ils ont changé le travail : nouvelles formes d’aliénation - 21 septembre 2012 - 20h - Maison des Associations Bx II

lundi 3 septembre 2012, par adrien martinez

France Telecom, Renault, La Poste... Certes, on ne mourrait pas tous. Toyota, Pôle Emploi, Sodexho... Certains avaient juste mal. Education Nationale, inspection du travail... D’autres ne comprenaient plus pourquoi.

La violence au travail n’a rien de nouveau. Mais chaque période du capitalisme s’attache à définir des modes d’organisation de la production qui développent ses formes propres d’aliénation. Dans l’immédiat après-guerre, le capitalisme se dote d’une organisation dite fordiste du travail : hiérachisation, segmentation de la production... Le modèle de la chaîne s’impose. En face la classe ouvrière construit des outils de résistance, tentant de répondre pied à pied à ce mode d’organisation. C’est l’heure de ce que l’on pourra appeler le compromis fordiste.

A partir des années 70, le capitalisme renonce à ce principe d’organisation du travail. De profondes transformations de l’appareil productif à l’échelle mondiale sont à l’oeuvre. La révolution néolibérale est en marche.

Et cela bouscule. Et cela fait mal. Et cela tue. Autrement.

Logique managériale, évaluations, performance ne sont pas que les nouveaux mots pour décrire l’existence de la violence et de l’aliénation au travail. Ils sont les outils d’une réassignation profonde de l’être au travail qui passe par l’éclatement des collectifs de travail, la dissolution des identités professionnelles. Entre objets, machines, personnes au travail, tout bouge. Les répertoires d’actions sont niés, ne servent plus...

La Société Louise Michel Bx se propose d’aller observer concrètement ce qui se joue dans ces transformations radicales du travail, en croisant encore une fois plusieurs regards : celui de Caroline Datchary, maîtresse de Conférence en Sociologie à l’Université Toulouse le Mirail, qui a récemment publié « La dispersion au travail », celui d’Adrien Martinez, syndicaliste enseignant, et enfin ceux de tous ceux qui ce soir viendront là. Car c’est certainement au cœur de ce que les nouvelles formes d’organisation du travail produisent que peut émerger, pratiquement, une nouvelle critique en acte.